le rêve éveillé

26 janvier 2014

Mots…

Publié par le rêve éveillé dans Non classé

Endormie, affaiblie, en léthargie, assoupie, endolorie, meurtrie, fini…

Réveil, soleil, merveille, éveil, terminé le sommeil, elle s’émerveille…

20 janvier 2014

Manque…

Publié par le rêve éveillé dans Non classé

Quand il survient, il s’installe, se maintient,  nous étale et nous signale, à quel point cette chose compte, insignifiante et indolente, elle rampe et s’immisce dans les interstices de notre cœur en saillie, à vif, rempli, il éclate, il saigne, il dédaigne, la raison fait bloc mais le corps parle, le manque est là tenace et vivace, marque indélébile, qui nous rend, chaque jour, de plus en plus fébrile…

18 janvier 2014

Il pleut…

Publié par le rêve éveillé dans Non classé

Il pleut mais dans mon cœur il fait beau, illuminé par la beauté de cette journée, message de bonheur espéré, à venir, bel avenir, il pleut mais je m’en moque, la pluie comme toujours m’apporte de bonnes nouvelles et fait que la vie est belle…

16 janvier 2014

Loin…

Publié par le rêve éveillé dans Non classé

Douze heures d’avion, escale à Atlanta, arrivée San Francisco, fumer, vite, la voiture louer, partir, rouler, se relayer, trop fatigués, motel, dormir, liberté, jeunesse, ils sont heureux, leur vie commence, voyage de reconnaissance, projets, discussions, disputes et réconciliations, ils se réveillent quatre heures de l’après-midi, décalage horaire, prendre l’air, sequoia parc , photos, majestueux, magnifiques, somptueux, rouler, vers l’horizon sans se soucier des frondaisons, ils partent ensemble vers les contrées dont ils avaient longtemps rêvées… Parler anglais, déjeuner au fast-food, two coffees please, incompris il se tourne vers elle, elle commande ça arrive… La route est longue mais ils s’en moquent, ils roulent, emplis de bonheur, s’arrêtet, mitraillent, KOA camping, la chaleur, les cactus, un film en VO avec Steven Seagal, des mexicains se baignent dehors dans la piscine du motel, chaleur torride, langueur, insolente jeunesse, ils profitent et ne savent pas qu’il s’agira de leur dernier voyage… En rupture d’essence, arrêt dans une station perdue au milieu de nulle part, elle doit y aller, elle seue parle anglais…Le ding ding de la voiture…Arrivée à Las Vegas, Tatao… ils rient, se comprennent, et si on se mariait dans une wedding chapel… le rêve inachevé, la vie en pointillés, la chaleur étouffante, les casinos réfrigérés, froid, chaud, Caesar palace, flamingo…ils parcourent la ville, ils ont chaud, photos… Le désert, painted desert, monument valley, le grand canyon, plein les yeux, émerveillement, barbecue, rien ne bouge, ils profitent, encore, aujourd’hui elle se souvient, cette discussion sous la tente, sérieuse et animée, devrait-ils se marier??? Ils sont d’accord, il va la rejoindre, seul cela compte le reste n’est rien, faire un bout de chemin vers demain. San Diego l’enfer du touriste, où dormir, ils se disputent, c’est violent, s’arrêtent, roulent trop vite, police, permis, amende… Puis Sea world, tout est oublié, direction Los Angeles, autoroutes à quatre voies, tournis, immensité, ville fantôme car pas vraiment ville, country à la radio, ils déambulent et se font die hard , Hollywood, Malibu et ses plages, Venice beach, les basiques, continuent, Monterey, Santa Barbara, …San Francisco, Chinatown, the turtle, cable cars, Alcatraz, …ils se sentent chez eux, aujourd’hui tout cela est loin, elle n’a pas oublié, mais les souvenirs s’estompent, vrillés, flous, Bagdad café, I’m calling you…

15 janvier 2014

Le poids du silence…

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Il berce langoureusement mon cœur endolori, doucement alangui il toise mes yeux meurtris, tranquillement il s’insinue et de mon esprit jaillit. Force, poids, lourdeur et absence, il crée la frustration et empêche la fureur de mes envies, d’une pesanteur terrible, il me hante et m’affaiblit, plus de goût pour la vie…

15 janvier 2014

L’heure…

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Odeurs, couleurs, senteurs, moiteurs, haleurs, douceurs, bonheur…

1 janvier 2014

Silence…

Publié par le rêve éveillé dans Non classé

Pouvoir hallucinatoire, jubilatoire, le silence, force d’absence, créant l’attente, le besoin, la frustration. A double tranchant, salvateur ou destructeur, du moins il interpelle, harcèle et martèle, rappelle combien nous sommes insignifiants, transparents, inexistants…

1 janvier 2014

Tout est là…

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En place, à sa place, placés, tout est là, ils sont là, elle, eux, eux, elle, proches, serrés, enlacés, un havre de paix, le leur, à jamais, ils se parlent ou pas, se regardent ou pas, mais ils sont là, à leur place, celle qu’ils se sont créée, celle qu’ils se sont choisie, celle qui les réunit et les rend vivants…

30 décembre 2013

Gibraltar

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Elle a vingt-deux ans, avec lui ils sont partis en Andalousie, l’aventure, le défi, partir la nuit, allez allons-y, un café au bar du coin, bagages chargés, fiat panda à bloc, ils prévoient de dormir dans la voiture, de se relayer, ils sont jeunes, amoureux, rien ne leur fait peur. Ils roulent, sans s’arrêter, l’Espagne, s’arrêtent à Grenade, puis la route se poursuit pour s’achever à Gibraltar… Là-bas, elle a une révélation, elle le lui dit mais il ne comprend pas bien, ça le dépasse, alors elle se tait et regarde cette mer, ces promesses, ce que tout cela peut représenter, elle se souvient, de la moiteur, des vapeurs de son enfance, de ses rêves qu’elle avait sur le sable, des regards qu’elle jetait par delà l’océan, se disant plus tard j’aurai trois enfants. Elle ne le sait pas ils n’en auront que deux mais tellement beaux, enfants de l’amour, mais ça elle ne le sait pas encore. Elle regarde, s’abreuve de cet horizon salvateur, cette ouverture vers l’infini, ce possible passage vers l’oubli… Mélancolique elle regarde et se retient de pleurer, cela l’émeut, tant de beauté, elle se tourne, le regarde, il ne voit pas son trouble, il est là, présent, avec elle, mais tout cela lui est étranger, comme une distance entre eux déjà. Ils repartent… Des années plus tard elle écoutera une chanson d’Abd al Malik « Gibraltar », qui dit tout cela, elle se sent enfin comprise, elle l’écoute sans cesse, pensant à cet instant magique de ces 22 ans, elle se dira qu’elle y retournerait plus tard, seule ou avec ses enfants, pour voir, pour leur montrer cette intensité qui fait les larmes à ses yeux monter… L’envie de rester la saisit, elle ne peut pas, ils doivent repartir, trouver un camping, voilà, c’est fait, elle a parlé, cette langue qui lui rappelle d’où elle vient, qui elle est, ils observent les gens boire leur café au lait concentré, ça la frappe ces coutumes, elle voudrait faire pareil, ils cherchent, le lait, le café, ils sont heureux, de rien, d’être eux, d’être deux…Ils poursuivent leur périple, Malaga; la féria, les petites danseuses de flamenco, elle trouve une bague en or par terre, aujourd’hui encore elle la porte, au pouce, vestige de ce bonheur qu’elle n’a pas su ou pu préserver, plongée dans le passé, dans ce voyage rempli d’amour, de simplicité, d’insouciance, de jeunesse étourdie… Les kilomètres parcourus, les chemins où ils se sont perdus, les cafés, bars, restaurants ouverts si tard, la vie, la vraie, les grillades de poisson, bord de mer, petit verre, leur peau bronzée, salée, a un goût éphémère, rester, mais non, il faut rentrer. Retour , aucun souvenir, leur appartement de l’amour, dans une tour, les fenêtres où elle guette son retour, le son de la voiture, reconnaissable, ces moments qui passent si vite qu’on les oublie mais qui reviennent, vingt ans après, ces instants de sérénité, l’impression d’avoir été, d’avoir aimé, d’avoir envisagé… Une mutation, un choix, il la suit, ils quittent leur région, enfin surtout lui, pour elle, assis sur une digue ils parlent enfants, elle se souvient, oui, un enfant, la mer toujours là, Gibraltar qui résonne dans son souvenir, Gibraltar, cette ville au fin fond de la nuit où pour une fois elle s’est sentie chez elle, elle, avec lui…

30 décembre 2013

Détachée…

Publié par le rêve éveillé dans Non classé

Détachée, elle regarde les choses de loin, ne pense plus, enfin si…, elle s’efforce d’être loin, de ne plus se laisser gagner par des sentiments assassins, elle envisage des possibles, des îles de promesse, des chemins conduisant à l’ivresse. Détachée, elle fume, elle lit, sans cesse, sans penser à demain. Ce soir, la nuit est noire, elle songe et imagine le retour du lendemain, la joie de serrer leurs petites mains, de les prendre dans ses bras enfin. Plus rien ne l’atteint, elle sait que c’est demain…

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